Je fais un bilan positif du voyage. Quelques mésaventures, mais pas assez pour dire : ‘’ plus jamais avec trois jeunes enfants!’’
En partant de Montréal, Air Canada avait changer le type d’appareil. Résultat : la classe affaire passe de 22 à 14 sièges seulement. Alors qui a perdu son siège? Ben oui, papa s’est sacrifié et à fait le cours voyage vers Toronto en classe économique…..très économique. Pas le premier siège derrière la classe affaire, la dernière rangée juste avant les toilettes dans la queue de l’avion. Oui j’ai eu un crédit mais, quand c’est pas toi qui paye le billet, on s’en fout. Moi je voulais un petit déjeuner et voir la réaction de mes enfants pour cette première envolé à vie.
Merci beaucoup Air Canada.
Arrivée à Toronto il faut aller chercher les bagages pour les enregistrés à nouveaux parce que ce n’est pas la même compagnie aérienne qui nous transporte vers Doha. On empile le tout sur deux chariots. Dernière vérification avant de sortir : 9 valises à enregistrer et 3 ‘’carry on’’. OK le compte est bon…..non attends ce n’est pas 3, mais 4 ‘’carry on’’. Qu’est-ce qui manque? Merde le sac à dos de Louis. Il contient les 2 game boy et d’autres trucs pour jouer dans l’avion. De plus, ce sera son sac pour l’école. Où est-il?
- Louis, où est ton sac à dos?
- Quel sac à dos?
- Celui dans lequel il y a ton game boy!!!!...Où tu l’as vu pour la dernière fois?
- Je sais pas
OK, on s’énerve pas.
- Personne ne bouge. Vous restez ici avec les bagages. Je retourne à l’avion. Il doit être resté dans le compartiment au dessus des sièges.
Je cours en direction inverse sur le trajet qui nous a menés aux bagages. Premier obstacle : la sécurité. Je dois repasser par les détecteurs de métal.
- Votre carte d’embarquement svp (ici je traduis….nous sommes à Toronto!)
- J’en ai pas. Je viens de débarquer de cet avion, je lui montre le coupon de ma carte d’embarquement. Je dois récupérer un sac oublié dans l’avion.
- Vous ne pouvez pas passer ici sans carte d’embarquement.
- Je comprends, mais je veux juste aller chercher mon sac et je reviens.
- Non, ce n’est pas possible monsieur.
OK, on respire par le nez. Je ne dois pas être le premier à qui ça arrive. Il doit y avoir un système, une procédure pour ce genre de situation.
- Comment je peux faire?
- Vous devez aller au comptoir d’enregistrement de votre compagnie aérienne. Ils peuvent peut-être communiqué avec quelqu’un à la porte d’embarquement.
Autre course vers le comptoir d’Air Canada, un étage plus haut. Je ne fais pas la file, je m’adresse au premier préposé libre que je vois.
- Madame, je viens tout juste de débarquer de cet avion. J’ai oublié un sac à bord.
- Donnez-moi votre coupon.
Elle pitonne sur son ordi comme le font toujours les préposés à l’enregistrement. Vous voyez le genre….on a l’impression qu’elle tape n’importe quoi. Juste pour se donner de l’importance. Elle finira surement par dire : ‘’désolé, je ne peux rien faire’’. Elle relève sa tête et me dit.
- OK, l’avion est toujours à la porte 137. Pouvez-vous me décrire votre sac?
Wow, je rêve! Elle prend son Walkie-Talkie et donne la description à sa collègue qui est sur place pour préparer le prochain vol de cet avion vers Halifax. 5 minutes interminable de suspense.
Le Walkie-Talkie crache la nouvelle: ‘’I got it, where should I bring it?’’
- à l’enregistrement, comptoir B15.
- Monsieur attendez ici, elle vous apportera le sac. Maintenant je dois servir d’autre client.
Merci Air Canada!
Retour triomphale de Papa avec le fameux sac. Je me vois encore en haut de l’escalier avec la petite famille qui cri hourra en bas.
Il faut maintenant aller s’enregistrer sur Etihad (compagnie aérienne basé à Abu Dhabi). Pas de problème….nous sommes maintenant en vrai classe affaire. Dans l’avion les sièges sont larges, on peut se coucher complètement à l’horizontal. Le service est excellent.
Désolé, je vais poster ce blogue tout de suite. Je continuerai le compte rendu une autre fois. Ça fait déjà 3 jours que j’essaie de le compléter. Pas capable de passer plus de 15 minutes à la fois.
Potin de chantier :
J’avais dit que vous n’en auriez pas, mais celui-ci donne une bonne idée des surprises qui surviennent toujours à l’étranger. Nous voulons engager de la main d’œuvre locale. On passe en revue tous nos CV. On donne notre liste de candidats à notre responsable des ressources humaines : ‘’désolé, il y a trop d’Indien sur votre liste’’. Pardon?....Oui, nous avons des quotas par nationalité à respecter.
C’est vraiment surréaliste. La liste comprend une colonne pour décrire le poste, une colonne pour la nationalité et un chiffre qui est le nombre limite à ne pas dépasser. Exemple :
Civil site inspector, Indian, 10
Clerk, Canadian, 40